Les propositions écologiques de François Hollande

Nom et Prenom: 

Pôle écologique du PS

François Hollande a présenté ses propositions écologiques au congrès de France Nature Environnement le 28 janvier 2012.

Ses engagements en ce domaine sont forts, concrets et précis. 

Nous publions ci-dessous l'intégralité de ce discours important, disponible aussi au lien suivant:

http://francoishollande.fr/actualites/francois-hollande-au-36eme-congres-de-france-nature-environnement/

Vous avez voulu faire de votre congrès une occasion assez exceptionnelle de convoquer démocratiquement les candidats à l’élection présidentielle, enfin presque tous, pour répondre aux interrogations qui sont les vôtres et confronter les propositions que vous faites et les engagements des candidats. Je m’inscris pleinement dans cette démarche. Je salue votre fédération, les associations qui en sont membres, le million de militants bénévoles qui se dévouent. La démocratie, ce n’est pas seulement de voter tous les cinq ans pour le président de la République. La démocratie, c’est aussi, dans le cadre associatif, de prendre part au destin du pays, de s’engager sur des projets, parfois contre des projets, mais d’être des citoyens actifs. Et c’est en ce sens que je suis très attaché à l’indépendance des associations en matière d’environnement.

La crise que nous traversons n’est pas seulement une crise financière, économique, sociale, c’est aussi une crise environnementale. Nous avons traversé, et nous traversons encore, une période où les ressources naturelles s’épuisent, où la biodiversité recule, où le C02 se concentre, et il est à craindre que si cette crise perdure, en même temps que la crise économique, il s’en trouvera parmi nos concitoyens qui penseront qu’il faudrait mettre de côté la préoccupation environnementale. Alors que je crois profondément que l’écologie et l’environnement sont les leviers pour sortir précisément de la crise.

Le temps écologique est un temps long. Il appelle donc une logique altruiste, démocratique, responsable, et c’est la raison pour laquelle je considère que nous avons à passer un partenariat écologique pour permettre la transition écologique et énergétique. Le partenariat part de ce qui existe. Le Grenelle est un acquis. La méthode, la concertation à Cinq, a été saluée. La prise de conscience de l’urgence environnementale également. La première loi sur le Grenelle a été un succès. Elle a permis de nombreuses avancées. Mais la deuxième a été déjà plus limitée. La volonté politique a faibli. Les moyens financiers n’ont pas suivi. Les objectifs n’ont pas été atteints. C’est la raison pour laquelle, devant vous, je prends l’engagement d’ouvrir un dialogue environnemental qui devra être au même niveau que le dialogue social. Non pas que je veuille opposer le social et l’environnemental ; le lien est direct. Mais nous devons avoir un agenda. Et si demain, je suis le prochain président de la République, j’ouvrirai une conférence environnementale qui prévoira un agenda, des priorités, des objectifs, des moyens pour les atteindre et des indicateurs permettant d’en faire l’évaluation. Cette méthode-là est essentielle si nous voulons réussir. Elle est fondée sur le respect, respect de tous ceux qui viendront dans ce partenariat. Et il faudra ajouter aux Cinq les parlementaires, parce qu’il est très important que les élus qui votent les lois soient directement impliqués dans la recherche des objectifs et des moyens pour les atteindre.

Il y aura deux grandes priorités dans l’agenda : la préservation de la biodiversité et la mutation énergétique.

Sur l’agenda lui-même, il sera au niveau national mais aussi au niveau local. C’est la raison pour laquelle j’engagerai une nouvelle étape de la décentralisation pour que de nouvelles compétences soient données aux élus, avec les moyens correspondants, à la condition, là encore, qu’aux niveaux local, départemental et régional, il y ait également ce dialogue environnemental nécessaire pour atteindre les objectifs.

La démocratie, c’est aussi la participation des citoyens et des associations au grand débat. J’ai entendu un certain nombre de propositions, et notamment sur l’énergie, de faire voter le peuple français. Ma démarche n’est pas celle-là, et je préfère vous le dire tout de suite. Je veux qu’il y ait un grand débat citoyen avec une commission nationale pluraliste qui en sera chargée. Ce débat prendra le temps qu’il faudra, six mois, un an si c’est nécessaire. Au terme de ce débat, c’est le Parlement qui votera la loi de programmation de la transition énergétique.

J’ai moi-même fixé un certain nombre d’objectifs et d’étapes. J’ai considéré que pour la diversification énergétique, il fallait qu’elle soit fondée sur trois principes : la sécurité — la sûreté donc -, l’indépendance et l’emploi. J’ai affirmé la nécessité de diminuer la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 de 75 % à 50 %. Dans le quinquennat, la centrale de Fessenheim sera fermée. Et l’industrie nucléaire deviendra aussi une industrie d’excellence en matière de démantèlement.

Parallèlement, une politique industrielle sera mise en œuvre pour les énergies renouvelables, avec la création d’un fonds de capital-développement pour soutenir les entreprises qui s’engageront dans cette filière. Les tarifs de rachat d’énergie seront fixés à des niveaux permettant de favoriser la géothermie, l’éolien, l’énergie hydrolienne et les panneaux solaires sur les bâtiments. Je prends l’engagement que ce tarif de rachat ne variera pas selon les circonstances. De la même manière, les avantages fiscaux accordés au soutien des énergies renouvelables ne seront plus discutés année après année. Ce sera encadré dans toute la législature, c’est-à-dire que ce qui aura été fixé au point de départ sera également appliqué au point d’arrivée.

Je veux également, en même temps que la diversification énergétique, l’efficacité énergétique. Je propose la mise aux meilleures normes énergétiques d’un million de logements — 600 000 dans le parc ancien, 400 000 pour les nouveaux logements. L’innovation thermique sera une grande priorité. Les réseaux intelligents seront favorisés, aussi bien pour les bâtiments industriels que pour les bureaux, et bien sûr pour les immeubles résidentiels. Pour réduire la consommation de carburant, le fret ferroviaire et le développement des transports doux seront favorisés. La sobriété énergétique sera donc la règle pour atteindre l’efficacité.

Enfin, je suis pour une économie écologique. Nous avons besoin de nouveaux modes de développement, de nouvelles activités. Il y a une nouvelle donne en termes d’emploi, d’investissements à distribuer. Je veux encourager l’écoconception des produits, leur durabilité, leur fonctionnalité, la proximité des lieux de production et des lieux de consommation. Donc, une nouvelle économie.

La fiscalité écologique en sera l’un des instruments. Je prends devant vous trois engagements.

Le premier, c’est de porter en France le niveau de la fiscalité aux normes européennes. Nous avons aujourd’hui du retard. Nous le comblerons. Le principe sera celui du « pollueur payeur ». Et si nous avons à changer le mode de financement de la protection sociale, ce sera aussi, si nous devons baisser les prélèvements sur le travail, en appelant les prélèvements sur la pollution pour financer la protection sociale.

Le deuxième engagement, c’est de procéder dès le début du quinquennat à un examen systématique de l’ensemble des dispositions fiscales défavorables à l’environnement, et d’évaluer tous les dispositifs qui ont été présentés comme favorables. Nous ferons cette évaluation. Il y aura donc une nouvelle donne fiscale qui sera fixée dès le début du quinquennat. Et elle sera fixée durablement. Le principe que je pose, c’est la stabilité des règles, stabilité des règles pour la législation, stabilité des règles pour la fiscalité.

Ensuite, nous avons à évoquer les tarifications en matière environnementale. La tarification actuelle veut que plus nous consommons, moins nous payons. C’est une aberration. Je voudrais donc proposer aux Français de maîtriser leur consommation dans un contexte d’énergie durablement chère. Il y aura donc un forfait de base pour chaque foyer, pour satisfaire les besoins essentiels et à un coût moindre. Plus la consommation augmentera, plus le tarif s’élèvera.

Il y aura, parce que je suis sensible à la grande question de la précarité énergétique et que je ne veux pas opposer le social à l’écologie, un forfait adapté pour 8 millions de nos compatriotes qui aujourd’hui souffrent de la précarité énergétique, et qui auront donc un tarif adapté.

Je veux évoquer un sujet sensible, celui de l’agriculture. Trois principes, là encore, doivent être posés : la proximité et les circuits courts, la qualité — c’est aussi la sécurité pour les consommateurs — et la diversité. Il y aura une grande réforme, celle de la Politique agricole commune, à conduire. Je ferai en sorte que les critères agro-environnementaux soient des critères qui permettent la distribution des aides aux agriculteurs. J’insisterai sur la multiplicité des agricultures. Il n’y a pas qu’une agriculture en France, qui aurait toujours le même mode de développement. Il y en a plusieurs. C’est une richesse pour la France que d’avoir cette diversité de productions, de produits, de tailles d’exploitation, de modes de culture de nos terres. J’aurai là encore plusieurs engagements à prendre devant vous : promouvoir la production biologique, réduire l’usage des pesticides, interdire l’utilisation des OGM en plein champ, mettre en place un étiquetage « sans OGM ».

Et nous devrons aller plus loin. Il nous faut mobiliser la recherche, l’enseignement agricole autour de ces nouveaux enjeux. Et puisque je parle d’enseignement, de recherche, d’éducation, c’est la grande question qui, finalement, nous unit tous au-delà de nos sensibilités : qu’allons-nous allons faire pour les générations qui viennent ? L’éducation à l’environnement devra être dans les apprentissages de base, parce que c’est finalement la citoyenneté, c’est l’autonomie, c’est la capacité de décider librement de ce que l’on consomme ou de ce que l’on ne consomme pas.

Et puisque je parle de la recherche, la recherche doit être mise davantage qu’aujourd’hui au service de l’environnement. Je n’oppose pas le progrès et l’écologie. Le progrès est au service de l’écologie, à condition qu’on y mette tous les moyens nécessaires et qu’on cherche comment améliorer la vie. Donc, sur la recherche, nous devons aller plus loin sur un certain nombre d’évaluations des impacts de l’environnement sur la santé. Par exemple, le Plan cancer devra introduire un volet environnemental pour comprendre ce qui peut être des facteurs permissifs pour la maladie. Il en est de même pour les recherches sur les technologies, où là aussi nous devons faire des corrélations entre ce qui se passe autour de nous, sur nous, et les maladies qui, hélas, se diffusent.

J’aurai également à agir au plan européen et au plan international, si les électeurs m’en donnent mandat.

Au plan européen, un traité est en cours de discussion. Je ne reviendrai pas sur son contenu actuel, les disciplines nécessaires, les responsabilités. Faut-il aller jusqu’à imposer des plans d’austérité dans tous les pays ? Je ne le crois pas, et ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Ce qui manque à l’Europe, c’est une politique de développement, une politique énergétique commune. Il y aurait tant à faire ensemble pour préparer les grandes infrastructures qui nous permettraient d’avoir davantage de fret ferroviaire, qui nous permettraient d’économiser l’énergie, qui nous permettraient d’être un des meilleurs au monde dans les énergies renouvelables ! C’est cette politique commune de l’énergie que je ferai en sorte de promouvoir.

Et puis, il y a le rendez-vous international le plus proche, ce sera au mois de juin prochain, Rio + 20. Nous devons avoir une volonté d’aboutir, et nous devons arriver à une organisation mondiale de l’environnement, comme il existe une Organisation mondiale du commerce, comme il existe une Organisation internationale du travail. Ce devra être la perspective que le prochain président devra ouvrir.

Je veux terminer pour dire que les enjeux, tels que vous les avez vous-mêmes présentés et auxquels j’ai voulu répondre, nécessiteront la mobilisation de tous les acteurs. Bien sûr, du prochain président de la République, de son premier ministre qui devra être directement chargé de la transition écologique. Chaque ministre devra avoir lui-même sa feuille de route en matière de transition écologique dans le domaine de sa compétence. Et enfin, il doit y avoir tous les acteurs, acteurs locaux, acteurs associatifs, et les citoyens eux-mêmes. Nous avons besoin du concours de tous. Il y a heureusement des causes dans notre pays, au-delà des élections, qui devraient nous rassembler. Il y a bien sûr des intérêts, il y a bien sûr des idéologies, il y a bien sûr des peurs, des frilosités. Et puis, il y a la dictature de l’urgence. Mais il y a un moment où nous devons aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est de considérer qu’il y a des dettes financières — sûrement —, des dettes sociales — à l’évidence — mais qu’il y a aussi des dettes écologiques que nous ne pouvons pas continuer, là, d’augmenter année après année, en transmettant ce fardeau aux générations futures.

Je veux terminer sur cette réflexion : toute ma campagne, toute ma démarche, c’est de considérer que la jeunesse doit être prioritaire. Et parce que je fais de la jeunesse la grande cause du prochain quinquennat, si les Français le veulent, je suis conscient que la question du pacte écologique est nécessaire. Nous sommes la génération de la transition. C’est notre responsabilité, à vous, à nous, de permettre de passer d’une économie à une autre, de sources d’énergie à d’autres sources d’énergie, d’un mode de vie à un autre mode de vie. Nous devons préparer ensemble le monde de demain. Et c’est parce que j’ai la responsabilité des générations futures que je suis prêt à relever le défi avec vous.

 

La social-écologie de François Hollande

Nom et Prenom: 

Pôle écologique du PS

Après la superbe victoire de François Hollande aux primaires citoyennes, dont nous nous réjouissons tous, et qui est bien sûr le candidat du pôle écologique du PS, la droite ne peut s'empêcher de commencer la campagne, et NKM critique la gauche en matière écologique. Le pôle écologique a été à l'initiative et a travaillé à une réponse, que vient de publier le journal "Le Monde".C'est là: http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/27/la-social-ecologie-de-m-hollande_1594214_3232.html#ens_id=1594139 

L'événement: les troisièmes rencontres d'été du pôle écologique les 25 et 26 août

Nom et Prenom: 

Pôle écologique du PS

Ces troisièmes rencontres d'été auront lieu à St Ciers sur Gironde (50 km de Bordeaux, 130 km de La Rochelle) le jeudi 25 août après-midi et le vendredi 26 août matin sur le thème suivant:  

« Le changement social et écologique, quelles mesures concrètes dès 2012 ? »

avec une table ronde sur la politique énergétique, l’intervention d’un grand témoin, Dominique Voynet, des prises de parole des représentants des associations environnementales et une intervention des candidats aux primaires socialistes ou leur représentant, ainsi que la candidate d’EELV et le candidat du Front de Gauche (sous réserve). Nous aurons bien sûr un moment convivial le jeudi soir avec notre traditionnel repas champêtre bio.

Renseignements: Isabelle Besnault, isa.deputation@orange.fr tel:05 57 32 92 25

Pour télécharger le bulletin d'inscription: http://images3.photomania.com/1222292/1/rad0131D.jpg

Rencontres ouvertes à tous

Date limite d’inscription : le 15 août 2011

 

Programme détaillé :

Jeudi 26 août

13h30                    Accueil des participants à la Salle des Fêtes de St Ciers sur Gironde

14h00                    Allocution de bienvenue

Salle des fêtes      Anne-Marie Plisson, maire de St Ciers sur Gironde

                            Introduction par les animateurs du Pôle Ecologique du PS

15h00                    Quelle politique énergétique pour 2012 ?

Salle des fêtes      (économies d’énergie, énergies renouvelables, nucléaire)

                            Dominique Bertinotti, maire PS du 4ème arrondissement de Paris

                            Jean-Stéphane Devisse, directeur des programmes, WWF

                            Aurélie Filippetti, députée de Moselle

                            Bruno Genty, président de France Nature Environnement

                            Pascal Husting, directeur de Greenpeace France

                            Philippe Martin, député PS, président du Conseil général du Gers

                            Gérard Magnin, délégué général d'Energy-Cities

                            Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l’écologie du Parti de Gauche

                            Alain Rousset, député PS de Gironde, président du Conseil  régional d’Aquitaine

                            François de Rugy, député EELV de Loire-Atlantique

                            Un représentant syndical

                            modérateur : Géraud Guibert, conseiller municipal du Mans

                           

17h30                    Grand Témoin

Salle des fêtes      Dominique Voynet, sénatrice, ancienne ministre de l’environnement de Lionel Jospin

 

18h00                    Intervention des associations écologiques

Salle des fêtes      s’adressant aux candidats

 

18h30                    Quelle politique écologique en 2012 ?

Salle des Fêtes     en présence des candidats (ou de leur représentant)

                            Martine Aubry

                            François Hollande

                            Jean-Luc Mélenchon

                            Arnaud Montebourg

                            Ségolène Royal

                            Manuel Valls

                            Le ou la candidate d’Europe Ecologie Les Verts

                            modérateur : Philippe Tourtelier, député PS d’Ille et Vilaine

Dîner champêtre bio à 20h30 au Château Martinière

 

Vendredi 27 août

9h00                     Visite du Centre de Formation Multimétiers de Reignac

Reignac                Notamment du bâtiment à énergie positive

                            Rencontre et échanges avec l’architecte : Dominique Lachavanne

OPTION

11h00                    Visite guidée du Parc Ornithologique Terres d’Oiseaux

                            Départ en bus à 11h devant la Salle des Fêtes de St Ciers / retour vers 13h

Sortie du nucléaire: un débat très réussi

Nom et Prenom: 

Pôle écologique du PS

La table ronde organisée à l'Assemblée nationale à l'initiative du pôle écologique du PS a été fort réussie.../... Pour la première fois, des socialistes ont organisé un débat au niveau national sur la sortie du nucléaire et de la dépendance aux énergies fossiles, avec 

- près de 200 participants,

- des intervenants pluralistes et de haut niveau : Bertrand Barré, professeur à l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires; Jean-Paul Chanteguet, député de l’Indre, vice-président du groupe socialiste chargé du développement durable ; Renaud Crassous, économiste à la direction de la prospective d’EDF, membre du conseil économique du développement durable ; Bernard Laponche, physicien nucléaire, expert en énergie ; Thierry Salomon, énergéticien, président de l’association Négawatt ; Géraud Guibert, pôle écologique du PS

- un débat sur le fond, qui change des anathèmes ou des pétitions de principe.

Des extraits des interventions sont disponibles sur Dailymotion.

 

Sortir du nucléaire et de la dépendance aux énergies fossiles, quelles alternatives à partir de 2012 ?

Nom et Prenom: 

Pôle écologique du PS

Le pôle écologique du Parti socialiste

a le plaisir de vous inviter à une table ronde sur

Sortir du nucléaire et de la dépendance aux énergies fossiles,

quelles alternatives à partir de 2012 ?  

Le mardi 3 mai 2011 à 19h00.../...

 

Assemblée Nationale salle 62-17

126 rue de l’université 75007 PARIS

 

 

Les intervenants :

Bertrand Barré, professeurà l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires ;

Jean-Paul Chanteguet, député de l’Indre, vice-président du groupe socialiste chargé du développement durable ;

Renaud Crassous, économiste à la direction de la prospective d’EDF, membre du conseil économique du développement durable ;

Bernard Laponche, physicien nucléaire, expert en énergie ;

Thierry Salomon, énergéticien,président de l’association Négawatt.

Débat animé parGéraud Guibert, co-fondateur et animateur du pôle écologique du PS.

 

Accès libre, places limitées :

Pour des raisons de sécurité, l’Assemblée nationale demande une inscription préalable. Merci de vous inscrire par mail en précisant vos prénom et nom. N’oubliez pas de vous munir d’une pièce d’identité pour entrer à l’Assemblée nationale.

 

 
Inscription obligatoire avant le 1er mai :
 

Renseignements : contactpoleecologique@gmail.com

Nucléaire : quand François Fillon prône la coopération internationale…pour les autres

Nom et Prenom: 

Géraud Guibert

 François Fillon vient de plaider pour un « mécanisme d’intervention rapide » à l’échelon international pour, après Fukushima, mieux répondre aux « incidents » nucléaires...Pourquoi pas…/...

Mais le gouvernement français est bien mal placé pour faire ainsi des suggestions de coopération internationale, laissant entendre que les japonais en auraient eu bien besoin, alors que

- il n’a pas accepté que les audits des centrales françaises soient menés par des équipes plurinationales et d’origine diverse, condition pour garantir leur objectivité ;

- il n’a pour le moment pris aucune vraie initiative pour la création d’une autorité mondiale de sûreté nucléaire, ce qui s’impose aujourd’hui plus que jamais ;

- il se refuse à ce que l’avenir de la centrale de Fessenheim, située en zone frontalière, soit discuté par un vrai débat européen.

 La coopération internationale en matière de sûreté, elle vaut aussi…pour le nucléaire de notre pays.

Politique énergétique: le débat continue...

Nom et Prenom: 

Pôle écologique du PS

Plusieurs d'entre nous ont ouvert un site de débat intitulé: "Socialistes, changeons d'ère sans nucléaire"

C'est là: http://psnucleaire.org/psnucleaire.org/Accueil.html

N'hésitez pas à venir mettre votre avis et contribuer au débat !!

Projet socialiste: des avancées importantes, le débat doit continuer

Nom et Prenom: 

Christophe Caresche, Aurélie Filippetti, Géraud Guibert

Nous nous félicitons que le projet du parti socialiste amorce une véritable transformation écologique de la société fondée sur la diminution de nos consommations d'énergies et le developpement des renouvelables, permettant la fin de la dépendance au nucléaire et au pétrole.
Le texte a largement intégré les amendements du Pôle Ecologique et de plusieurs députés et responsables :
- reconnaissance du caractère sélectif de la croissance
- moratoire sur toute capacité nucléaire supplémentaire .../...
- interdiction d'exportation (notamment de Mox) vers les zones à risques
- developpement des filières de démantèlement des centrales, créatrices d'emplois et d'innovations
- évocation de solutions de stockage réversibles, "traitement" et non plus retraitement des déchets
- contribution climat-énergie redistributive en France (sans attendre le résultat de négociations pour l'instaurer en Europe) dans le cadre de la reforme fiscale d'ensemble
En outre nous nous félicitons que le projet précise que la filière nucléaire doit rester totalement publique, que la loi NOME sera abrogée et qu'un large débat national sur la politique énergétique aura lieu en 2012.
Nous souhaitons continuer ce débat fécond qui montre l'engagement du parti socialiste et de ses militants sur les questions écologiques.
C'est pourquoi nous invitons tous les militants et sympathisants à le poursuivre pendant la Convention sur le Projet qui se déploie désormais dans chaque section et chaque fédération.
Christophe Caresche, Aurélie Filippetti, Géraud Guibert , membres du Conseil National du PS

 

Sortons du nucléaire

Nom et Prenom: 

Christophe Caresche, Géraud Guibert

Article co-signé par Christophe CARESCHE, Géraud GUIBERT, Jean-Paul CHANTEGUET et Aurélie FILIPPETTI et publié sur "Le monde.fr", c'est là:

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/08/sortons-du-nucleaire_1504573_3232.html

Catastrophe au Japon: une autre politique énergétique est nécessaire dans notre pays

Nom et Prenom: 

Pôle écologique du PS

Il est de notre responsabilité, aujourd’hui et demain, de tirer toutes les conséquences pour notre politique énergétique de la catastrophe nucléaire au Japon.../... C’est pourquoi, au-delà de la position prise hier par le bureau national du Parti Socialiste, nous proposons à court terme que les mesures précises suivantes d’application immédiate soient prises :

- l’audit de nos centrales est indispensable, mais il est impératif qu’il se déroule de manière précise, réacteur par réacteur, en prenant en compte la vétusté, et sur la base de normes de précaution supplémentaires par rapport à l’existant, notamment en matière sismique, d’inondation ou de pénurie d’eau ;

- il y a quelques mois encore, Nicolas Sarkozy se félicitait d’avoir entrepris de vendre une centrale nucléaire dans un pays comme la Lybie. La promotion du nucléaire sans se préoccuper des risques doit cesser sans délai. Les orientations à prendre dans ce domaine doivent être débattues par le parlement ;

- un moratoire immédiat doit intervenir sur le développement de capacités nucléaires supplémentaires en France, comme l’a précisé hier le président du groupe PS à l’Assemblée nationale. Il ne peut en particulier être question de permettre à des firmes privées d’implanter de nouveaux réacteurs nucléaires dans notre pays.

Au-delà de ces mesures immédiates, nous demandons l’organisation d’un grand débat sur la politique énergétique. Le nucléaire ne peut qu’être une énergie de transition. Face à des risques multiples, que ce soit pour le nucléaire ou les énergies fossiles (accidents, climats, épuisement des ressources,…), il faut donner une priorité absolue aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables. Nous proposons que cette autre politique énergétique, avec des propositions précises et applicables dans la prochaine législature, fasse l’objet d’un large débat démocratique.

 
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