Crise financière : faux clivages et vraies priorités

Nom et Prenom: 

Géraud GUIBERT

 

La crise financière rendrait obsolètes les orientations proposées dans les motions et nos débats de congrès, au point qu’il faudrait en reporter la date. C’est ce que prétendent un certain nombre de responsables actuels de notre Parti. Libre à eux de considérer que leur propre texte est inadapté au contexte de ces deux dernières semaines. Ce n’est pas notre avis.
Il est vrai que la crise financière est un coup dur porté à ceux qui prétendent que le libéralisme économique serait aujourd’hui incontournable. Mais la réponse de la droite, par des nationalisations de fait et la multiplication des interventions et des garanties publiques, rend tout aussi obsolète le raisonnement de ceux, en particulier à la gauche du parti, qui prétendent que le rôle de l’Etat est le seul critère qui départage aujourd’hui la droite de la gauche. Quant à proposer, dans ce contexte, une nouvelle stratégie protectionniste, on a vu en 1929 les catastrophes qu’elle pouvait entraîner.
La crise financière est en réalité une excellente occasion de montrer en quoi nos choix peuvent se distinguer de la droite. Encore faut-il avoir une vue précise de ces nouveaux clivages, qui portent sur deux points principaux :
- le choix de ceux qui vont payer la crise. Pour le pôle écologique, les choses sont claires : l’urgence sociale impose que les salariés et les petits revenus ne soient en aucun cas appeler à payer pour renflouer les banques, alors que ce sont les dirigeants et spéculateurs qui en sont les responsables.C’est pourquoi nous demandons que le coût des interventions – légitimes – de l’Etat soit clairement identifié et isolé dans ses comptes, et pris en charge, le moment venu, par les spéculateurs, les grandes fortunes et les hauts revenus.
- le rôle de l’Etat. Le vrai débat avec la droite porte sur l’ampleur et les modalités du rôle d’anticipation et de prévention que doit jouer la puissance publique. Nous n’avons pas suffisamment su convaincre dans le passé, quand nous étions au pouvoir, que l’Etat et les institutions internationales doivent avoir une action majeure de régulation du système financier. Nous devons aujourd’hui affirmer nettement que la prévention doit être une vraie priorité, que ce soit pour éviter les bulles financières ou pour faire face à la crise d’épuisement des ressources non renouvelables à laquelle nous devons faire face aujourd’hui et qui risque de se prolonger, elle, dans les prochaines décennies.
Oui, la crise financière, et l’urgence sociale et écologique qui en constitue le contexte, nous oblige à clarifier les vrais clivages qui nous opposent à la droite. C’est le sens de notre motion, et de la transformation radicale du mode de développement qu’elle propose. Elle constitue véritablement une nouvelle orientation politique pour notre Parti, sur la base des nouveaux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

cette europe ???

Hier nous avons entendu que  le plan de sauvetage des banques représentait les premiers pas d'un gouvernement économique européen. Certains dirigeants souhaitaient que nos parlementaires approuvent ce plan Sarko. Heureusement des députés ont sauvé nos meubles en emportant une décision d'abstention.
Avant d'expliquer qu'on ne pouvait voter contre et qu'on se réfugiait dans l'abstention, il aurait fallu dire que ces chèques en blanc aux financiers sans contreparties étaient inacceptables.

Une Europe socialiste et écologiste ne peut se limiter à une gouvernance économique qui accordera toujours la priorité à la finance !
L'Europe que nous voulons déterminera ses politiques sur des critères de mieux disant sociaux et environnementaux et non sur la libre circulation des capitaux.
Ces critères sont : la qualité et de la durabilité des produits, le respect d'un droit social non bradé, une fiscalité européenne progressive et écologique (taxe carbone), une prise en compte de l'empreinte environnementale dans la liberté de circulation des marchandises, une fiscalité sur les flux financiers (taxe Toobin), la responsabilité sociale et environnementale des firmes transnationales et multinationales....
Une Europe minimaliste et financière aggravera les crises écologiques et sociales. Nous la refusons.
Jérôme Goust, madataire du pole sur le Tarn

Drôles de pompiers!

Le PS est devenu le parti du ni oui ni non! Nous pouvons comprendre alors pourquoi une majorité de français ont voté SARKO, nous donnons l'image d'un parti qui ne sait pas prendre de décision et ils le traduisent en nous disant que nous n'avons pas de projet alternatif pour répondre à la dureté de la vie quotidienne qu'ils subissent tous les jours :

- charte de l'environnement; ni oui ni non!

- plan de sauvetage ! ni oui ni non!

Quelle image pitoyable ont donnés nos parlementaires ce mardi! Peut-être que pour une majorité d'entre eux, ils se voilent la face, et ne veulent pas remettre en cause le productivisme tel qu'il est?

Non seulement ils sont incapables d'éteindre le feu mais en plus ils ne semblent pas en mesure d'établir l'arbre des causes!

Restons forts, les causes au pôle écolo nous les connaissons et nous avons les réponses pour proposer un monde meilleur, notre motion est ultra pertinente, défendons la jusqu'au bout.

Mes amitiés

Jean Greg

LA CRISE MONDIALE

au dernier vote pour soutenir la "mise de fonds" de la droite, le P.S dit "non" POURQUOI ?
simple fait de politique politicarde pour ne pas donner un "bon point" à la droite ? Mais dans l'état actuel des choses etait-ce le meilleur moyen de bien faire pour les Français : Y avez-vous, au moins, pensé ??? Les petits placements, les petites économies, appartiennent aux petits Français et si la Gauche qui se dit porteuse d'avenir pour ceux la, ne joue pas le jeu en leur faveur....c'est quoi la gauche ???
Il y a des moment dans la politique ou il vaut mieux penser AUX FRANCAIS ....qu'à son nombril...
Bah !

XAVIERE

Tout a fait d'accord. Et ces

Tout a fait d'accord.

Et ces 700 milliards de Paulson et dizaines de milliards depensés presque en pure perte auraient pu éradiquer:

la fin dans le monde, le paludisme, permettre à tous les enfants d'avoir accès à l'école, et de réaliser combien de prouesses écologiques.

Au PS, il faut qu'on soit courageux.